La résilience en action

Le rôle de la société civile dans la prévention et la lutte contre la criminalité organisée

Leçons tirées de notre parcours (2019-2024)

Cinq ans de renforcement de la résilience

Ce rapport s’appuie sur cinq années d’expérience du Fonds pour la résilience, de 2019 à 2024, et met en lumière l’importance de reconnaître et d’autonomiser la société civile en tant qu’acteur clé de première ligne dans la lutte contre la criminalité organisée. Dans un contexte où la criminalité organisée transnationale gagne en complexité et en ampleur, et où l’espace civique se réduit à l’échelle mondiale, ce rapport analyse l’impact concret des réponses communautaires et propose une feuille de route en matière de politiques publiques, de financement et de réforme institutionnelle.

Le rapport a été présenté lors de la 34ᵉ session de la Commission pour la prévention du crime et la justice pénale (CCPCJ) à Vienne – une plateforme incontournable pour réaffirmer l’importance de la coopération internationale face à la criminalité organisée.

Publié un an avant le 15ᵉ Congrès des Nations Unies pour la prévention du crime et la justice pénale (ci-après désigné sous le nom de « Congrès sur la criminalité ») à Abou Dhabi (avril 2026), il s’inscrit dans le thème du Congrès : « Accélérer la prévention du crime, la justice pénale et l’État de droit : protéger les populations et la planète, et réaliser le Programme de développement durable à l’horizon 2030 à l’ère du numérique ». Nous proposons des pistes concrètes pour montrer comment la société civile joue un rôle central dans la prévention et la réponse à la criminalité, en soulignant pourquoi celles et ceux qui mènent ce travail essentiel doivent être soutenus et protégés dans leur engagement contre la criminalité organisée.

Leçons tirées

Fórum Social Mundial - Dia 2 • 14/03/2018 • Salvador (BA) Fórum Social Mundial - Dia 2 • 14/03/2018 • Salvador (BA)     "Resistir é Criar, Resistir é Transformar"  Movimentos sociais, mulheres, indígenas, LGBTs, sem terras, sem tetos, movimento negro, sindicatos de países diversos reunidos na Bahia no Fórum Social Mundial, que teve lugar em Salvador de 13 a 17 de março.

La société civile joue un rôle essentiel en tant que première ligne de défense contre la criminalité organisée, notamment dans les contextes où l’État est absent ou fragilisé.

Le Fonds pour la résilience a soutenu plus de 360 projets dans 67 pays, illustrant la demande mondiale pour des approches communautaires de prévention du crime.

La société civile agit à travers l’action directe, l’éducation, le suivi, la coopération internationale et le plaidoyer politique.

Le soutien ciblé et la solidarité internationale peuvent renforcer les acteurs locaux et transformer les victimes de la criminalité organisée en moteurs de changement.

Face à une criminalité organisée en expansion, exploitant les outils numériques et les failles de gouvernance, la société civile doit bénéficier du même soutien pour s’adapter et répondre efficacement.

Le recul de l’espace civique menace la durabilité et l’efficacité des réponses communautaires. Il est essentiel de renforcer les réseaux de la société civile, de développer des récits alternatifs à la gouvernance criminelle et de rendre leur impact visible à travers une communication stratégique et un plaidoyer efficace.

Les responsables politiques devraient reconnaître les acteurs de la société civile comme des partenaires stratégiques dans la lutte contre la criminalité organisée, les intégrer dans les stratégies nationales et internationales, et leur garantir protection et financements durables.

Un financement flexible et à long terme est indispensable pour soutenir des stratégies de résilience à l’échelle mondiale.

Les gouvernements, les organisations internationales et le secteur privé ont un rôle clé à jouer dans le soutien aux initiatives communautaires contre la criminalité.

Lors de la Commission des stupéfiants de l’ONU à Vienne, trois femmes remarquables — Anna R., Noor Azizah et Lucié Andrea Gutiérrez — ont pris la parole devant la plénière avec courage, sincérité et détermination. Portant la voix de leurs communautés, leurs témoignages ont mis en lumière les réalités du crime organisé au quotidien et la force qu’il faut pour y résister.

Les perspectives pour la société civile s'assombrissent. Les coupes de financement, les menaces et la violence rendent leur travail plus difficile que jamais. Pourtant, nombreuses sont celles et ceux qui continuent à lutter pour le changement, à dire la vérité et à faire entendre leur voix.

Les Rohingyas sont une minorité ethnique persécutée du Myanmar, confrontée depuis des décennies à la discrimination et au déplacement forcé. Noor Azizah est la cofondatrice et directrice du Réseau Collaboratif Rohingya Maìyafuìnor, une organisation qui soutient et renforce les communautés rohingyas.

Dans certaines régions de Colombie, les jeunes doivent faire un choix difficile : rejoindre le crime organisé ou lutter sans emploi. Mais il y a de l'espoir. La Fondation PAZame el Balón, à Nariño, utilise le pouvoir du football pour protéger les jeunes à risque en leur offrant éducation, mentorat et un fort sentiment de communauté.

Pour les journalistes en Ukraine, la résilience n’est pas une compétence, c’est une nécessité. Dans un contexte de guerre, de déplacements et de danger, rapporter la vérité n’a jamais été aussi difficile. Anna Romandash, journaliste ukrainienne, partage son expérience de couverture de cette crise et explique comment elle reste forte face aux défis.

Dans cet épisode, Ian s’entretient avec trois bénéficiaires du Fonds pour la Résilience qui ont participé à la dernière Commission sur le crime des Nations Unies en mai. Anna Romandash, Noor Azizah et Lucie Andrea Gutiérrez partagent leurs expériences locales et expliquent pourquoi le prochain Congrès sur le crime devrait prendre en compte leur situation et celle d’autres personnes, afin de mieux renforcer la résilience des communautés face au crime organisé.

Ce webinaire réunit des partenaires du Fonds pour la Résilience du Mexique, du Ghana et de l’Inde afin de partager des stratégies concrètes, des enseignements et des outils pour renforcer la résilience communautaire.

L’enregistrement du webinaire est maintenant disponible, nous vous invitons à découvrir les principales réflexions et les enseignements partagés.

Découvrez comment la société civile utilise différents outils pour faire face à l’injustice sur :

À propos du Fonds pour la Résilience

e Fonds pour la Résilience de la GI-TOC accorde des subventions et un soutien à des personnes et organisations de la société civile qui s’efforcent de contrer les effets de la gouvernance criminelle et de la violence à travers le monde. Il a été lancé grâce à un financement du gouvernement norvégien et bénéficie également du soutien des gouvernements allemand, néerlandais et néo-zélandais. Le Fonds collabore avec des organisations internationales et des ONG dans le monde entier (plus d'informations ici).

À propos de la GI-TOC

L’Initiative mondiale contre la criminalité organisée transnationale (GI-TOC) est une organisation indépendante de la société civile, basée à Genève. Elle offre une plateforme pour promouvoir des approches innovantes en réponse au crime organisé, servant de base à l’élaboration d’une stratégie mondiale inclusive (plus d'informations ici).  

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